Séance n°1 – Samedi 14/09 à 12h30 – AUTOUR DE FULLER , GRAHAM, WIGMAN, MARIN

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La valse triste de Loïe Fuller , durée 3’ :

Sur une musique Sibelius, « La valse triste » de Loïe Fuller est le passage le plus sensible et le plus émouvant de « La féérie des ballets fantastiques ».

Le film de 1934, réalisé par George R. Busby, sur les chorégraphies de Loïe Fuller appartenant à  « La féérie des ballets fantastiques » a été restauré par Renée Lichtig et la Cinémathèque française.

C’est aujourd’hui un document restituant somptueusement la grâce et l’inventivité géniales de l’une des toutes premières danseuses/chorégraphes modernes.

« Heretic » de Martha Graham, durée 4’

Créé en Avril  1929 au « Booth Theatre » à New York,  « Heretic » peut être considéré à la fois comme un chef d’œuvre et comme une œuvre de jeunesse puisqu’elle marque le début du « Graham’s concert ensemble ». Tandis que son vocabulaire se développe et trouve peu à peu sa marque, son groupe compte jusqu’à douze danseuses bénévoles (sa compagnie sera exclusivement féminine jusqu’en 1938). A propos de cette œuvre, Martha Graham écrira : « En ce temps-là, je me sentais hérétique. J’outrepassais le domaine de la femme. Je ne dansais pas comme on dansait ».

Toute la longue carrière qui suivit ce premier coup de génie qu’est « Heretic » fut déterminée par un précepte de son père psychiatre: « Le mouvement ne ment pas. » Celle qui proclamait que la danse était d’abord une philosophie ne cessa donc d’explorer les méandres de l’âme humaine, surtout féminine, avec des œuvres taillées à la mesure de son corps. C’est la fameuse technique Graham, fondée sur le binôme contraction-relâchement, qui prend son énergie dans le plexus solaire et libère la colonne vertébrale. Cette crispation du diaphragme, suivie d’une poussée du bassin, valut au bâtiment de la compagnie d’être surnommé « le temple de la vérité pelvienne ».

Avec son chignon en éventail traversé d’une épingle d’or, ses yeux trop maquillés, sa bouche écarlate, la grande prêtresse avait un jour osé révéler : « On danse avec son vagin. ».

«4 soli de Mary Wigman », durée 12’

Le solo intitulé « La danse de la sorcière », en 1914, est le premier solo composé et interprété par une femme. Il rompt avec la tradition classique : corps courbé, bras tendu, comme s’il était sous l’emprise d’une puissance invisible.  Les mouvements sont brusques et comme convulsifs. Le danse est comme projetée de l’intérieur, et n’est en rien une suite de mouvement joliment composé.

A cette époque, même si les femmes étaient majoritaires sur scène, comme interprètes, les chorégraphes, producteurs de spectacles, étaient des hommes. Ce solo, composé par Mary Wigman elle-même, est donc une révolution, mais peut aussi être considéré comme la traduction d’une révolte et d’un refus vis-à-vis de la direction de chorégraphes masculins. C’est aussi une nouveauté qu’une femme se risque à exprimer ainsi ce qu’elle a à l’intérieur, ce qu’elle ressent en affichant son « moi », et donc toutes les émotions qui lui appartiennent.

L’engagement de Mary Wigman dans le mouvement expressionniste aussi représente un acte d’une portée révolutionnaire de la part d’une femme.

Mary Wigman prouve ainsi dès la création de son premier solo qu’elle est véritablement une créatrice féministe, dans sa danse et par sa danse.

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