Séance n°7 – Dimanche 15/09 à 19h30 – AUTOUR DE FULLER-HUMPHREY-BOUVIER

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« Le Lys » durée 3’

En transcendant le corps pour atteindre une dimension spirituelle où le quotidien est transfiguré par la beauté de l’art, Loïe Fuller devient la muse de l’Art nouveau et des symbolistes, tandis que sa contribution aux innovations en matière d’éclairage et de dispositifs scéniques fascine les metteurs en scène, les photographes, les cinéastes et les scientifiques, parmi ses admirateurs figurent Mallarmé, Rodin, Toulouse-Lautrec.

Le lys a une forte connotation symbolique dans l’iconographie religieuse, où il est associé à la vierge Marie et à l’archange Gabriel qui lui annonce sa future maternité. Loïe Fuller choisit le lys pour sa symbolique mais aussi pour des raisons affectives : Lily (« lys » en anglais) est le diminutif par lequel Loïe nomme sa mère, et une mère aimante est aussi la nature pour Loïe Fuller qui veut en reproduire la beauté spirituelle. Pour se métamorphoser en fleur, elle crée une danse qui demande une grande force physique et une parfaite maîtrise des mouvements : dans les passages les plus spectaculaires, les voiles s’élèvent à une hauteur de 3,50 mètres. Cette chorégraphie apparaît dans le film La fééerie des ballets fantastiques de Loïe Fuller, réalisé par Gab Sorère en 1934.

« Air for the G string » durée 7’

Contrairement à son mentor, Ruth Saint-Denis, Doris Humphrey n’était pas motivée par des messages religieux, elle était une humaniste. Beaucoup de ses danses parlent de la noblesse de l’Homme et sont une affirmation de la foi dans le monde et l’humanité.   Comme une idéaliste, elle en vint à considérer la danse comme capable de montrer la perfectibilité humaine et l’harmonie. Doris Humphrey était intéressé à s’éloigner du sentimentalisme et le romantisme pour se diriger vers un nouveau vocabulaire de la danse. Elle donnait une importance fondamentale à la tension et la détente dans le corps, et l’a utilisé comme fondement de son propre système de principes du mouvement. Elle a appelé sa version de la contraction et du relâchement des muscles « chute et relèvement. » La formation précoce de Doris Humphrey en tant que musicienne a probablement influencé la façon dont elle envisage la danse. Dès le début, ses chorégraphies ont attiré l’attention sur la relation entre le mouvement et la musique, leurs qualités formelles, comme la structure, la conception et le dynamisme. Dans « Air for G string » (1928), la chorégraphe a donné une vie physique à la musique de Bach. Elle ne cherche pas à raconter une histoire, ou évoquer une émotion spécifique. Au lieu de cela, Humphrey était intéressé par des considérations purement esthétiques. Dans son utilisation de ces principes abstraits de composition, Doris Humphrey était peut être la plus « moderne » des premières innovatrices de la danse moderne.

« La chambre » durée 11 min

La création signée par Joëlle Bouvier et Régis Obadia est une mise en scène inspirée et chorégraphiée pour le cinéma. Visages et corps de femmes démultipliés, épinglés au mur comme des papillons sous la lampe du collectionneur, savants ralentis et puis l’arrivée de la pluie qui transforme le paysage, macule de boue les jambes, ruisselle, abandonnant à la défaite les corps épuisés de danse.

« Le défilé » durée 17’

Le Défilé (1985), est une création atypique pour seize danseurs, comédiens et mannequins. Ce spectacle, mi-défilé, mi-ballet a fait date dans l’histoire de la mode contemporaine en réconciliant une nouvelle génération de chorégraphes avec le costume de danse, réduit à sa plus simple existence depuis les années 60. Le Défilé met en scène des costumes étonnants, assemblés et conçus selon des codes usuels qui structurent généralement un défilé de mode. Les robes corsets, (réunies sous le thème « manque d’air »), les crinolines fantasques de laine torsadée, (réunies sous le thème « les derniers cri-nolines »), « les slips géants » ou encore les « robes coussins » chassent les conventionnels « tutus » que Jean Paul Gaultier taille dans l’épaisseur pour composer des costumes puzzles emboîtables ou qu’il éparpille malicieusement sous des costumes d’hommes aux rayures tennis androgynes.

« Angoisse » durée 6’

Création de Blanca Li en 1998. Talentueuse touche à tout, la curiosité toujours en éveil, Blanca Li est à la fois danseuse, chorégraphe, metteur en scène et réalisatrice de films. Elle écrit et réalise son premier court-métrage, Angoisse, que viennent couronner quatre prix (Festivals de Brest, Grenoble, Créteil). Ce court métrage raconte la nuit qui précède le départ en voyage d’une femme, celle-ci fait un cauchemar… comique et chorégraphique. Quelquefois, le simple fait de prendre un avion peut devenir une… angoisse.

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